Voici un texte rédigé par Deborah YSCAVA, brésilienne, étudiante de français langue étrangère dans notre centre linguistique à Nice :
Il y a cinq cents ans, les Portugais sont arrivés au Brésil, armés de l’épée et de la croix. Les peuples natifs ont été obligés, non seulement de travailler sous la volonté des hommes blancs, mais aussi d’abandonner leurs propres coutumes et d’accepter le catholicisme. a partir de ce moment et pendant presque quatre cents ans, le pays a été catholique. Après quoi, il est devenu une République laïque. On dirait aujourd’hui que la majorité des Brésiliens sont catholiques à cause de la longue tradition de cette religion. Néanmoins, ils sont croyants d’une manière très curieuse.
Le peule brésilien n’est pas rigide concernant ses habitudes religieuses. Par tradition, tout le monde est catholique : on reçoit le baptême, on fait le cathéchisme et on se marie à l’église. Toutefois, les messes sont de plus en plus vides. C’est un petit groupe qui persévère dans les pratiques et les dogmes, les autres « catholiques » ont au moins trois religions en plus mélangées avec leur domaine de croyance : Umbala (religion africaine), Tupi (indienne), spiritisme, protestantisme, boudhisme, hinduisme sont des exemples.
Chaque religion est incorporée et adaptée au style de vie du Brésilien. Si on n’a pas de temps pour aller à l’église, on fait des prières devant des images et des signes religieux chez soi. Si on a des problèmes avec des fantômes, on appelle un medium. Si on a des problèmes de santé et qu’on ne peut pas guérir avec des traitements conventionnels, on cherche la solution dans les rituels vaudous.
Ce phénomène n’est pas récent. Il y a toujours eu la cohabitation de plusieurs croyances dans ce territoire, à cause des natifs, des européens, des esclaves africains, des immigrés du monde entier qui y cohabitent aussi depuis très longtemps. IL semble que comme la croix nous a été imposée ce jour-là, on est devenu les fils révoltés qui ne restent pas dans le droit chemin.